Pourquoi installer des panneaux solaires en 2026 ?
Les primes directes ont disparu en Wallonie ces dernières années, et le fameux "compteur qui tourne à l'envers" n'existe plus pour les nouvelles installations depuis 2024. De quoi se demander si le solaire reste un bon plan. La réponse est oui, mais pour d'autres raisons qu'avant.
Le prix a chuté, la techno a progressé.
Le coût d'une installation a été divisé par 4 ou 5 en dix ans, tandis que le rendement des panneaux a nettement progressé. Pour une installation standard, comptez aujourd'hui entre 5 000 € et 10 000 € TVAC selon la puissance.
L'autoconsommation, c'est la clé.
Sans compteur qui tourne à l'envers, chaque kWh que vous consommez vous-même au moment où vos panneaux produisent vaut bien plus que celui que vous revendez au réseau (tarif d'injection) — jusqu'à 4 à 5 fois plus. La stratégie gagnante : décaler les usages énergivores (lave-linge, lave-vaisselle, recharge de voiture électrique) aux heures de production solaire.
Le calcul reste positif.
Malgré le tarif prosumer (une redevance annuelle d'environ 90 à 130 € pour une installation standard), le temps de retour sur investissement se situe généralement entre 7 et 10 ans, pour une durée de vie de 25 à 30 ans. Le contexte y est aussi pour beaucoup : les prix de l'électricité ont nettement augmenté ces dernières années, ce qui rend chaque kWh autoproduit plus précieux.
Des aides indirectes existent encore.
Le Rénoprêt permet de financer une installation à taux 0%, et la TVA réduite à 6% s'applique sur les logements de plus de 10 ans. Certaines communes proposent aussi des primes locales — un coup de fil à votre administration communale peut valoir la peine.
À combiner avec une PAC ?
Si vous envisagez aussi une pompe à chaleur, le duo solaire + PAC est particulièrement cohérent : vous produisez une partie de l'électricité que votre pompe à chaleur consomme.