Pour remplacer une chaudière mazout ou gaz en Wallonie aujourd'hui, voici le panorama actuel, avec un contexte réglementaire qui pèse beaucoup dans le choix.
Le contexte change la donne.
Depuis le 1er janvier 2026, on ne peut plus installer une chaudière mazout, que ce soit dans le neuf ou en remplacement d'une ancienne installation, et la chaudière à condensation au gaz ne bénéficie plus d'aucune prime régionale, une décision qui vise à orienter les ménages vers des systèmes moins émetteurs de CO₂. La TVA sur les chaudières gaz/mazout est aussi passée à 21% (contre 6% encore possible pour les PAC et la biomasse dans un logement de plus de 10 ans).
Pompe à chaleur air-eau. (PAC)
C'est l'option la plus courante et la plus soutenue aujourd'hui. Comptez entre 8 000 € et 15 000 € selon la puissance et le modèle, hors raccordements, avec une prime régionale pouvant aller jusqu'à 3 600 € et un COP de 3 à 4 qui permet de diviser la facture par 2 à 3. Le point d'attention : elle fonctionne mieux dans un logement déjà bien isolé, sinon le rendement réel sera décevant — c'est pour ça qu'on recommande souvent de coupler le remplacement de chaudière à un travail d'isolation. 
Chaudière biomasse (pellets).
Idéale pour les maisons non raccordées au gaz naturel, avec un budget de 5 000 € à 20 000 € selon le modèle et la prime régionale la plus élevée de toutes, jusqu'à 4 320 €. Intéressant si le bâtiment a de gros besoins de chauffage (rural, mal isolé) et un espace de stockage disponible.
Chaudière gaz à condensation.
Reste possible techniquement (reste l'option la moins chère à l'achat), mais sans prime régionale, avec TVA pleine, et avec un horizon d'interdiction qui se profile à plus long terme. C'est plutôt une solution par défaut quand la PAC n'est pas envisageable (logement non isolable rapidement, copropriété compliquée).
Point pratique :
L'audit énergétique est obligatoire pour bénéficier de la prime chauffage, et la situation est en évolution permanente — le régime actuel de primes court jusqu'au 30 septembre 2026. Pour une chaudière mazout qui tombe en panne en 2026, le remplacement à l'identique n'est plus permis, sauf dérogation pour impossibilité technico-économique.